Tu connais notre crédo, arrêter la pilule rime avec “mettre le maximum de choses en œuvre pour soutenir et accompagner notre corps dans la transition” 🙂 ! Dans cet article, nous allons aborder à travers 5 conseils, les petits coups de pouce utiles pour favoriser le retour de ton équilibre hormonal et ainsi, accueillir le retour d’un cycle menstruel plus sain en tout sérénité !

Alors 5 conseils pour avoir des hormones sexuelles saines à l’arrêt de la contraception hormonale : c’est parti !

1 – Apporter de bons acides gras à son alimentation, quotidiennement

Petit récap sur l’importance des acides gras dans notre organisme

  • Ils constituent la structure des membranes de nos cellules (déjà avec ça on peut avoir résumé leur importance :))
  • Ils ont un rôle majeur dans le transport de certaines protéines et hormones dans le sang
  • Ils servent de véhicule taxi pour les vitamines liposolubles (A, D, K, E), solubles en présence de corps gras
  • Ils participent à l’élaboration de certaines de nos hormones essentielles dont certaines hormones sexuelles !

Les hormones stéroïdes (dont font partie les œstrogènes) sont fabriqués à partir du cholestérol ! Et oui, le cholestérol n’est pas un vilain mot. Au contraire, il est même essentiel à notre organisme et à la production d’hormones sexuelles.

Le cholestérol lui même est tiré de la synthèse de certains acides gras. Il est donc essentiel d’en apporter de façon quotidienne pour nourrir la chaîne de production hormonale ! 

Des acides gras, oui, mais pas n’importe quoi ! On entend souvent parler des bonnes ou mauvaises graisses, la réalité n’est pas très loin, bien qu’un petit plus nuancée.

★ Ceux que l’on limitera et ceux que l’on consommera avec raison :

On va surtout limiter les graisses trans et hydrogénées que l’on retrouve essentiellement dans les produits industriels et transformés ! (plats préparés, fastfood, biscuits, viennoiseries, gâteaux industriels…). Ça ce n’est pas nouveau, on en a bien souvent déjà pris conscience !

Ensuite il y a les acides gras saturés (longtemps qualifiés de mauvaises graisses car pris pour responsables de diverses pathologies -maladies cardiovasculaires, mauvais cholestérol-). Aujourd’hui on a davantage conscience de leur intérêt primordial pour l’organisme en quantité raisonnable ! Il ne faut donc pas les éliminer mais il ne faut pas en abuser, c’est une question d’équilibre.

Ce sont les acides gras que l’on retrouve par exemple dans les viandes et charcuteries, dans le chocolat noir, dans l’huile de coco… Tous ne sont pas équivalents et certains peuvent être à privilégier. 

Par exemple l’acide laurique que l’on retrouve en grande quantité dans la noix de coco et donc son huile, possède des propriétés anti-virales, anti-bactérienne, immunitaire… L’huile de coco est d’ailleurs une huile très intéressante à utiliser en cuisson et en pâtisserie. Car elle supporte de hautes températures. Par ailleurs, pour les personnes qui ont le foie sensible, cette huile est très intéressante. Elle est rapidement assimilée par l’organisme et ne nécessite pas d’être synthétisée par la bile ou synthétisée par des enzymes. Elle ne sur-sollicite pas le foie !

Au quotidien on essaye déjà de limiter son apport en produits animaux (notamment viandes rouge et charcuterie, fromages, yaourts… ). Si l’on aime tartiner son pain de beurre le matin, on privilégie du beurre bio. La consommation d’un beurre de bonne qualité sera meilleure pour l’organisme qu’une margarine végétale qui contient de l’huile hydrogénée (procédé chimique qui permet de transformer le liquide en solide et qui génère des molécules toxiques).

★ Ceux que l’on ajoutera quotidiennement :

Ensuite vient la partie primordiale en terme d’acides gras, les acides gras oméga 3 ! Ils sont essentiels à notre organisme en divers points de vue (système hormonal, système nerveux, système immunitaire…). Notre alimentation en contient trop peu et cela peut avoir de lourdes conséquences sur notre organisme. Ils sont vraiment essentiels pour la sphère hormonale. Ils sont précurseurs de certains de nos messagers chimiques en charge de la gestion de la douleur, notamment de par leur action anti-inflammatoire.

Où trouver ces sources d’acides gras ?

  • On les retrouvera dans des sources végétales, ils fournissent une source d’ALA (acide alpha-linolénique) : oléagineux (graines de chia, noix de cajou…), huile de noix, huile de chanvre, huile de lin, huile de cameline, certaines algues et micro-algues d’eau de mer qui fournissent du DHA (schizochytrium ; Crypthecodinium cohnii)
  • Également dans des sources animales, ils fournissent une source d’EPA et DHA : dans le jaune d’œuf (en bio label Bleu-Blanc-Cœur), dans les poissons gras (saumon, thon, hareng, sardines, maquereaux -privilégiez les petits poissons gras plutôt que les gros qui sont davantage porteurs de métaux lourds-).

Que pensez des sources végétales d’Oméga 3 ?

Les sources végétales (hormis les algues et micro-algues d’eau de mer) sont moins bien assimilées par l’organisme que les sources animales. En effet, elles fournissent comme base : l’acide gras AHA qui, pour être “utilisé” par l’organisme doit être converti en EPA et DHA. Leur taux de conversion en EPA et DHA est très faible ce qui signifie que le taux d’oméga 3 s’il est apporté uniquement via une source végétale n’est pas suffisant pour subvenir au besoin du corps. C’est une chose à bien considérer pour les personnes qui suivent un régime végéta*ien. Il faudra alors apporter en parallèle des compléments en algues et micro-algues d’eau de mer (schizochytrium, Crypthecodinium cohnii) pour veillez à avoir un apport suffisant en acides gras directement assimilables par l’organisme.

Conclusions sur les différentes sources d’Oméga 3

Ce qu’il faut retenir : on peut déjà apporter une source quotidienne d’acides gras oméga 3 avec les huiles végétales qui en contiennent (chanvre, lin, noix, cameline…) à raison d’1 à 2 cuillère à soupe par jour ! Notez que les acides gras essentiels sont mieux assimilés à partir des huiles citées ci dessus qu’à partir des graines et oléagineux, En effet, ces derniers demandent un processus supplémentaire en amont à savoir la digestion, afin d’en extraire les nutriments. C’est donc plus direct avec les huiles.

Attention les huiles riches en oméga 3 sont très fragiles et leur qualité est aussi très importante :

  • On les choisit biologiques
  • Issus d’une première pression à froid
  • On les conserve au frigo et à l’abri de la lumière
  • On les consomme rapidement après ouverture (3 à 4 semaines).
  • On ne les fait surtout pas cuire ou chauffer (sous peine de détruire tous leurs précieux nutriments)
  • On les ajoute en topping en fin de cuisson, même sur un plat chaud c’est ok.

En ce qui concerne les sources animales, on peut également consommer 2 à 3 portions de petits poissons gras par semaine, si vous en mangez. Par ailleurs, pour bénéficier des nutriments présents dans le jaune d’œuf, celui ci doit être consommé coulant, et non cuit.

Pour conclure, n’oubliez pas que le plus important si vous désirez des conseils alimentaires personnalisés c’est de vous tourner vers un praticien qui saura vous guider en ce sens. → Consulter l’agenda pour les rendez-vous naturopathique avec Maëlle.

2 – Avoir ses émonctoires (portes de sortie) bien libres

Les émonctoires sont des organes qui servent de portes de sortie pour éliminer les déchets et toxines hors de l’organisme. Les 2 principaux organes sur lesquels nous t’appelons à porter ton attention sont le foie et les intestins. Pour en savoir plus à ce sujet à l’arrêt de la pilule, nous t’encourageons à lire cet article → (5 étapes clés à adopter à l’arrêt de la pilule). Mais il n’y a pas qu’à l’arrêt de la pilule qu’il est important d’en prendre grand soin. Car ils participent au quotidien à de très nombreuses fonctions au sein de l’organisme. 

Ils participent notamment indirectement à la production des hormones sexuelles car le cholestérol est synthétisé dans ces organes majeurs ! Tu comprends un peu le cercle vertueux de tout ce petit monde… 🙂 

Par ailleurs, leur fonction d’élimination permet de neutraliser et d’évacuer à la fois les résidus d’hormone de synthèse à l’arrêt de la pilule. Mais elle permet aussi au cours de tout cycle menstruel, de neutraliser et évacuer un potentiel surplus d’hormones produites. Ils participent donc directement à équilibrer la balance hormonale en veillant en permanence à ce que les taux qui circulent dans le sang soient adaptés au besoin du corps.

Grâce à notre alimentation et grâce à des actions simples au quotidien, il est facile de prendre soin d’eux et de veiller à ce qu’ils soient toujours en pleine forme ! 

3 – Pratiquer une activité physique modérée et régulière

La pratique d’une activité physique est au cœur de nombreux processus fondamentaux pour l’équilibre du corps ! Il va s’en dire que c’est aussi le cas pour le bon équilibre de nos hormones et notamment de nos hormones sexuelles ! 

L’activité physique a un fort impact sur le système nerveux. Et le système nerveux est évidemment relié au système endocrinien (système hormonal). Pourquoi ?

Le sport favorise la production d’hormones telles que : la dopamine !

Son lien avec le cycle menstruel ? La dopamine est le principale inhibiteur de la prolactine (oulala encore une autre hormone…). La prolactine est l’hormone de la lactation. Elle est donc produite en grande quantité lors de la grossesse et de l’allaitement MAIS il arrive parfois que chez certaines femmes en dehors de la grossesse ou de l’allaitement, son taux soit plus élevé. Résultat ? Cette hormone bloque l’ovulation . Ce qui est normal dans le cas d’une femme qui allaite mais ce qui devient embêtant le cas échéant ! Donc la production de dopamine est importante pour réguler le taux de prolactine et ainsi favoriser une harmonie au niveau de la production des principales hormones sexuelles (progestérone, oestrogènes)

Par ailleurs, la pratique d’une activité physique a aussi un impact sur la faculté d’élimination du corps. Elle stimule la circulation sanguine et la circulation de la lymphe qui amplifient le processus d’élimination.

On en revient donc au point précédent :

Activité physique = des organes émonctoires bien libérés =

une élimination optimale = une balance hormonale plus saine !


4 – Apprivoiser la gestion du stress

On avance rien de bien nouveau en te disant que le stress a un impact non négligeable sur ton organisme. C’est un peu un des facteurs de troubles les plus présents dans notre société actuelle. 

Quel est le lien entre le stress et les hormones de ton cycle ?

Un lien particulier avec ton cycle menstruel ? Oui. Une des hormones du stress est produite au même endroit que 2 de tes hormones sexuelles… à savoir la LH et la FSH. Ce sont un peu les grands messagers en chargent de stimuler les ovaires pour que eux même produisent les œstrogènes et la progestérone (les architectes d’intérieur de ton utérus). Quelles sont les hormones du cycle menstruel ?

Ce qu’il faut donc comprendre en schématisant, c’est que lorsque ton hypophyse est accaparée par la production d’hormones du stress, elle “laisse de côté” la production plus secondaire d’autres hormones telles que la LH et la FSH. Pourquoi ? La production d’hormone de stress va forcément passer devant tout le reste. Et pour cause, à la base le stress est une réaction naturelle de défense de l’organisme. Cela met tout nos sens en alerte pour faire face au danger, c’est donc une action de premier plan. 

C’est donc une réaction naturelle du corps extrêmement importante. Le problème c’est que nous sommes dans une situation où nous sommes bien souvent exposé en permanence à des facteurs stressants (travail, évènements privés, alimentation transformée, mauvais sommeil…). Et tout l’intérêt du système de défense primaire de l’organisme généré par le stress perd de sa cohérence à partir du moment ou cela devient chronique.

Ce qu’il faut retenir

Être trop souvent exposé à des facteurs de stress et/ou être très sensible aux effets du stress gène complètement le ballet “normal” des hormones impliqués dans le bon déroulement du cycle menstruel.

Comment faire pour gérer son stress ?

Comment faire concrètement ? Nous n’allons pas te donner le conseil le plus bateau qui est de réduire ton stress ou d’essayer de “moins stresser”. C’est certes cohérent mais c’est plus facile à dire qu’à faire .

Repérer les facteurs de stress

Concrètement, pour commencer il s’agirait plutôt de repérer les facteurs stressants de ton quotidien. En prendre conscience et les isoler c’est déjà un énorme travail de fait ! Car bien souvent, nous considérons comme “normal” des situations ou des habitudes qui sont en fait des facteurs qui petit à petit tendent à nous déséquilibrer et à pousser à bout notre organisme, avec notre propre consentement ! 

Isoler ces facteurs stressants

Les repérer et les isoler est la première grande étape qui te permettra déjà de te sentir mieux ! Ensuite à toi de trouver comment tu peux adapter, limiter voire parfois supprimer ton exposition à ces facteurs stressants. Il ne s’agit pas de réformer ton quotidien du jour au lendemain ! Cela risque de te faire peur et cela peut, par ailleurs, ne pas être une décision durable. Il vaut mieux privilégier les petits pas, en te concentrant sur une journée à la fois. 

A la recherche de solutions pour éliminer ce stress

Tu as isolé les principaux facteurs stressants de ton quotidien. Alors pose toi cette question : “Aujourd’hui, comment puis-je adapter, limiter, voire supprimer mon exposition à tel ou tel facteur stressant ?”. Tu peux réaliser cet exercice sur plusieurs jours. Tu verras qu’au fur et à mesure tu auras fait le tour des principales situations et des principaux facteurs stressants de ton quotidien. Tu sauras mieux comment les gérer et certains auront même disparus ! Alors ce n’est pas une technique infaillible mais c’est déjà un très bon exercice. Alors, à toi de jouer 🙂

5 – Ne pas faire l’impasse d’un sommeil réparateur

Nos journées et nos actions quotidiennes sont régis par notre horloge interne. Il y a un temps pour tout et il y a surtout un temps pour dormir et un temps pour le reste.

Et un sommeil de qualité c’est tout simplement un véritable moteur pour notre organisme. Il est essentiel pour que nous puissions réaliser de nombreuses fonctions vitales, allant de la régénération cellulaire à… l’équilibre hormonal, of course. 

Alors si un déséquilibre hormonal peut causer certains troubles du sommeil, l’inverse est aussi vrai. Un sommeil trop peu réparateur ou un rythme de vie trop chamboulé peut altérer notre équilibre hormonal ! 

Il y a notamment un lien entre taux d’œstrogène et taux de sérotonine. La sérotonine est un neurotransmetteur majeur au sein de notre organisme.

Ce qu’il faut retenir : un rythme de vie très changeant (horaires de travail décalés, décalage horaire…) ou un sommeil trop peu réparateur impactent notre équilibre hormonal. 


Notre organisme aime les choses régulières sur lesquelles il peut s’appuyer : horaires de coucher réguliers, horaires de lever réguliers, horaires de repas réguliers… Ce n’est pas toujours évident dans notre quotidien.. Pour autant, l’important est d’arriver à y tendre un maximum pour lui laisser le loisir de se calquer et de se reposer là dessus.

Encore une fois, c’est la question d’équilibre qui est de mise. Ainsi si parfois notre rythme de vie tend à être un peu plus irrégulier pour diverses raisons, on essaye par la suite de se donner les moyens de rétablir l’équilibre petit à petit ensuite.

Voilà, toutes les clés sont entre tes mains pour prendre soin de toi et de tes hormones à l’arrêt de la pilule ! N’hésite pas à nous contacter en messages privés sur Instagram ou en commentaire sous cet article pour toutes questions relatives au cycle menstruel, nous sommes toujours ravies d’échanger avec vous 🙂 !