Tu ne veux pas subir ton arrêt de la pilule (ou autre contraception hormonale) ? Ok, alors les clés sont entre tes mains ! Et oui, l’arrêt de la pilule est un réel chamboulement pour ton corps. Si tu nous suis sur Instagram tu sais que c’est ce que l’on te répète souvent !

Mais il faut bien comprendre une chose, les symptômes qui peuvent apparaître suite à cet arrêt (acné, douleurs menstruelles, irritabilité…) ne sont pas des “caprices” de la part de ton corps mais ce sont véritablement les moyens d’expression qu’il utilise pour te montrer qu’il a besoin d’aide justement ! Et il te le fait comprendre par les maux.

C’est d’ailleurs une grosse partie de l’enjeu de notre site et compte Instagram : te faire prendre conscience que l’arrêt de la contraception hormonale est un chamboulement. MAIS que ce n’est pas une fatalité bien au contraire. Nous sommes là pour te conseiller, te guider, te soutenir dans cette transition afin que tu en comprennes les rouages et que celle ci soit plus douce 🙂

Passons aux choses sérieuse, j’arrête la pilule, ou je vais l’arrêter car je finis ma plaquette : qu’est-ce que je peux mettre en place concrètement ? Les 5 grandes étapes qui vont suivre portent sur une adaptation/un ajustement de ton hygiène de vie. L’hygiène de vie c’est notamment le créneau sur lequel le naturopathe va intervenir. Il s’agit de l’ensemble des choix et pratique que l’on fait au quotidien et qui impactent notre santé !

“Pourquoi consulter un naturopathe à l’arrêt de la pilule ?” (lire l’article)

Adopter une hygiène alimentaire équilibrée

Au cours de notre vie, les besoins de notre organisme ne cessent d’évoluer, en fonction de notre âge, de nos activités quotidiennes etc. L’arrêt de la pilule, est justement un moment clé pendant lequel l’organisme va avoir des besoins particuliers afin de retrouver son équilibre au plus vite !

Il n’existe pas un type d’alimentation qui convienne à tous. Il y a autant de type d’alimentation que d’individus sur terre. Nous allons donc te donner des grandes lignes directrices qui peuvent déjà te guider, dès aujourd’hui, pour ne pas passer à côté de certains éléments clés qui seront bénéfique pour ton corps. Si tu souhaites un accompagnement personnalisé et plus poussé, nous t’encourageons à consulter un nutritionniste ou un naturopathe.

Les conseils que nous allons te donner ici ne sont pas compliqués. Ils font plutôt partie du “bon sens” dont on peut faire preuve pour nous alimenter. 

  • Limiter les sources de produits industriels et transformés (plats préparés, légumes surgelés préparés et marinés, aliments en conserve déjà cuisinés et assaisonnées…)
  • Limiter les sources de produits riches sucres raffinés et en acides gras trans (contenus dans les produits industriels, pâtisseries traditionnelles…)
  • Se tourner vers des aliments bruts, pas transformés, de saison et locaux : pour commencer, insérer une portion de légumes à chaque repas (légumes frais ou même légumes surgelés pour dépanner -en veillant à les choisir natures, bruts et non cuisinés!-)
  • Ajouter une source d’acides gras essentiels de façon quotidienne à son alimentation…

Pour retrouver l’intégralité des lignes directrices alimentaires, télécharge gratuitement cette fiche récap à imprimer et à coller sur ton frigo si tu le souhaites !

Prendre soin de ton foie, le soutenir et l’accompagner

Aussi étonnant que cela puisse paraître, car on ne te l’a certainement jamais mentionné, le foie joue un rôle énorme dans ta transition post pilule ! En effet, dans ton organisme il est notamment en charge de filtrer, neutraliser et évacuer les molécules de synthèse (dont les hormones de synthèse font partie) et tout autre élément nocif pour l’organisme. Autant te dire qu’à l’arrêt de la pilule il a véritablement une montagne de travail… C’est d’ailleurs pour cette raison que l’acné peut faire ou refaire surface lorsque tu arrêtes les hormones de synthèse. 

Ces résidus et toxines DOIVENT être éliminées et évacuées. Pour cela le corps utilisera toutes les portes de sortie à sa disposition (que l’on appelle en naturopathie “les organes émonctoires”). Si ton foie est engorgé et qu’il n’arrive plus à faire le job, l’autre porte de sortie privilégié est : la peau à travers les glandes sébacées (donc indirectement les boutons). Mais encore une fois, tu as compris, ce n’est pas une fatalité. L’important va être de soutenir le foie en douceur pour l’accompagner dans son travail.

A travers des actions simples et surtout douces et on insiste sur le mot douce ! Il est très peu recommandé de faire une “détox” du foie car ton foie est déjà engorgé. Donc si tu arrives encore avec de gros sabots pour le drainer il ne va clairement pas aimer et ça va tout simplement être pire : en gros la peau sera encore plus sollicité et l’acné risque d’empirer.

Sais-tu que le foie est le seul organe capable de se régénérer ? (lire l’article)

L’alimentation amie du foie :

Tu vas pouvoir intégrer à ton alimentation des éléments particulièrement bienfaisants pour cet organe précieux. En plus des recommandations énoncés ci-dessus et dans la fiche récap, à savoir l’alimentation saine et équilibrée, limitée en aliments pro-inflammatoire, industriels et transformés, le foie aime :

  • Les aliments riches en chlorophylle : ils participent à la régénération cellulaire, donc les légumes verts foncés (épinards, chou kale, blettes, menthe, basilic…) et les micro-algues d’eau douce (spiruline, chlorella) 
  • Les aliments contenants du soufre : choux, brocolis, navets… attention, à adapter si tu as une digestion sensible (notamment pour les choux)
  • Certains aromates : basilic, menthe, romarin, gingembre, curcuma… en quantité raisonnable tout de même 🙂

Adopter la monodiète un soir par semaine :

C’est simple, ça demande peu d’effort et c’est efficace ! Le principe de la monodiète c’est de ne consommer qu’un seul aliment au cours d’un repas. Cela permet en fait de simplifier extrêmement le processus de digestion et donc de laisser à l’organisme de l’énergie pour faire autre chose que digérer, ne serait-ce que le temps d’un repas :). On peut faire des monodiète sur 1 jour entier, voire même sur 3 jours ou plus MAIS le but ici n’est pas de rendre cette pratique compliquée. D’autant que pour réaliser une monodiète plus longue il est préférable de la réaliser en étant accompagnée par un thérapeute et de le faire dans le cadre d’un suivi personnalisé. 

C’est quand même moins compliqué de l’implanter dans sa routine lorsque c’est un seul soir par semaine, c’est aussi moins décourageant et à l’arrêt de la pilule on a besoin de conseils simples faciles à conserver sur le long terme. Car l’intérêt de cette monodiète hebdomadaire c’est de la pratiquer sur la durée, donc minimum pendant 3 mois et l’idéal étant de l’implanter définitivement à sa routine !

Pour tout savoir sur comment préparer, quels aliments choisir etc, nous t’invitons à lire cet article !

Protéger et renforcer la paroi intestinale

Pilule et intestins ? Tu ne fais pas le lien ? C’est encore un truc que l’on ne t’avait pas mentionné et pourtant… ils ont aussi un rôle majeur ! 

Tes intestins sont un véritable monde à part entière dans ton organisme. L’ordre est bien établi et chaque protagoniste à un rôle bien défini ! Les rôles majeurs de l’intestin sont : 

  1. Filtrer/sélectionner les nutriments essentiels qui vont passer dans la circulation sanguine et qui proviennent de notre nourriture
  2. Éliminer les éléments qui n’ont rien à faire dans notre corps et qui ne doivent surtout pas passer la barrière et se retrouver dans la circulation (les déchets, les toxines, les résidus d’hormones de synthèse…)

En gros, il faut imaginer que tes intestins et surtout ta paroi intestinale sont un peu comme une douane, et tout le monde s’arrête à la frontière pour être contrôlé, sans pitié ! Il arrive cependant qu’avec notre hygiène de vie actuelle, notre alimentation, certaines molécules de synthèse (dont la pilule fait partie), notre muqueuse intestinale devienne de plus en plus fragile. A la douane, ils manquent d’effectif et le système de contrôle devient de plus en plus aléatoire, surtout si l’on ne fait rien. Résultat ? Certaines molécules de synthèse, peu désirables, se retrouvent à passer dans notre circulation sanguine, fragilise notre muqueuse et créer une inflammation.

L’objectif va donc être de venir protéger et renforcer l’effectif douanier pour palier à cette fragilisation et éviter de l’aggraver.

Exemple d’une muqueuse intestinale saine (à droite) et d’une muqueuse intestinale affaiblie (à gauche)

Étape numéro 1 :

Endiguer le problème à la racine, c’est à dire via l’alimentation. Encore une fois, c’est ce que tu vas mettre dans ta bouche qui va potentiellement fragiliser ta muqueuse. Tout part de l’alimentation. Pas de secret, tu peux te référer à la fiche récap’ de la première étape clé. En effet, il faut bien sûr et avant tout, limiter les facteurs qui peuvent aggraver le processus (tous les aliments transformés, les graisses saturées, le sucre…).

Étape numéro 2 :

Comme pour le foie, les intestins ont aussi une nourriture favorite. Plus particulièrement les bonnes bactéries qui peuplent tes intestins. Il y a les bonnes bactéries qui font partie de la flore endogène (celles qui y résident à temps plein) et qui sont justement là pour défendre la zone, et les mauvaises bactéries qui sèment le bazar (fermentation, puis gaz, puis ballonnements).

Il est important d’entretenir la santé des bonnes bactéries en leur donnant une “nourriture” adaptée. C’est ce que l’on appelle les prébiotiques (artichaut, ail, pissenlit, asperge, panais, patate douce, poireaux…)

Ensuite on peut aussi, via l’alimentation, apporter des probiotiques. C’est à dire des bonnes bactéries en renfort à celle déjà existantes ! On compte parmi ces aliments, les aliments fermentés (yaourts et laits fermentés, kéfir, kombucha, le pain au levain, choucroute crue…).

Encore une fois, et tu connais notre position à ce sujet on préfère d’abord agir par l’adaptation de son alimentation plutôt qu’en te disant de tout de suite prendre des compléments alimentaires type probiotiques ! L’alimentation est avant tout le moyen de fournir à notre corps les éléments essentiels dont il a besoin.

Attention ! Nous tenons à nuancer certaines choses que nous venons de dire à propos des conseils alimentaires ci-dessus. Si tu as noté des changements au niveau de ton transit avant ou après l’arrêt de la pilule, il ne faut pas faire n’importe quoi. Si tu es souvent ballonnée, que tu es souvent constipée ou que tu es sujette aux diarrhées, que tu as des selles molles, que tu as des gaz ou tout autre manifestation d’une digestion perturbée et ce de façon régulière, les aliments riches en pré et probiotiques pourraient être plus nocifs que bénéfiques dans un premier temps. Dans le cas où tu te reconnais dans ces symptômes, nous t’invitons à consulter un thérapeute type naturopathe afin d’établir un protocole personnalisé. Car avant de vouloir renforcer la muqueuse intestinale, il faudra d’abord la restaurer et le protocole sera propre à chacun en fonction des symptômes.

Transpirer pour évacuer !

Nous ne sommes pas là pour te faire un paragraphe de 10 lignes qui prône les nombreux bienfaits d’une activité physique régulière car on pense sincèrement que tu as compris que ce n’était pas un mythe. 

Nous sommes là pour te dire de TRANSPIRER. Et oui, en transition post pilule on aime la transpiration 🙂 

Pourquoi ? Car c’est une porte de sortie de plus dont tu vas te servir pour aider ton corps à éliminer les déchets et toxines qui le surcharge et qui engorge ton foie, tes intestins, tes reins… On le disait avant, la peau (organe émonctoire) se sert à la fois des glandes sébacées pour éliminer les toxines (les boutons) mais aussi des glandes sudoripares (transpiration)

On va donc venir stimuler gentiment la circulation sanguine, la circulation lymphatique et de surcroît, l’élimination des toxines, à travers une activité physique douce et régulière. 

Deux mots sont importants ici, douce et régulière

  • Douce car, si être sédentaire et ne faire aucune activité physique n’est pas bon pour le corps, l’inverse, à savoir faire du sport trop intense, n’est pas top non plus. 
  • Régulière car, tu connais le topo, faire 3h de sport intensif, une fois toutes les 6 semaines, c’est de la torture pour ton corps. Et cela n’aura que très peu d’intérêt.

L’idéal est donc de faire 3 à 4 fois par semaine l’activité physique de ton choix. Une activité qui te motive, qui te fait véritablement du bien et qui te permette à la fois de transpirer mais aussi et surtout de te vider la tête (émotionnellement et psychologiquement parlant c’est indispensable, d’autant plus à l’arrêt de la contraception hormonale) ! Marche rapide en plein air, danse, session de cardio en salle ou avec des vidéos sur YouTube (Gym Direct version cardio c’est la base !), natation, roller… Fais toi plais’ ! 

Et tant que possible, si tu le peux, essaye de marcher un minimum chaque jour pour éviter la sédentarité et son lot de joyeusetés (problème de circulation, problème articulaire, problème digestif…).

Observer son cycle

La valeur sûre selon nous, pour savoir où on en est et comment évolue notre cycle ! C’est quelque chose qui peut paraître abstrait à l’arrêt de la pilule car nous n’avons absolument jamais appris à suivre notre cycle ! Au pire, la seule chose sur laquelle nous nous sommes toujours concentrée c’est : l’arrivée des menstruations. Or un cycle est fait de biiiiiien plus que cela, surtout un cycle au naturel !

Les étapes clés pour commencer à observer son cycle post pilule (lire l’article)

Pourquoi observer son cycle ?

  • Prendre note et petit à petit comprendre et reconnaître ce à quoi correspondent les différents symptômes durant le cycle
  • Voir l’évolution au fil des mois (durée des cycles, évolutions des symptômes…)
  • Déstresser et vivre la transition plus sereine ! (et oui car comprendre son cycle et ses symptômes c’est avoir une autre approche et c’est ne plus SUBIR mais bien VIVRE)

Qu’est-ce qu’on observe ?

  • La durée de son cycle
  • Les éventuels symptômes et ressentis quotidiens, physiques & psychiques (douleurs mammaires, tensions dans l’utérus, apparition de boutons à tel ou tel moment, humeur joyeuse, sensibilité accrue…)
  • Comment se passe les périodes menstruelles (douleurs, tiraillements, flux abondant…)
  • Et pour relier tout ça : l’évolution de la température corporelle au cours du cycle, un indice hyper précieux pour mieux comprendre les indices clés ci-dessus. Tout savoir sur la prise de température → l’article qu’il te faut !

Comment faire concrètement ?

  • Dédier un outil en particulier à ce suivi de cycle (application smartphone, cahier, bullet journal, graphique…)
  • Essayer de prendre 2 minutes quotidiennement pour noter ses différents indices. Au début ça peut sembler difficile on a du mal à s’y tenir. Si tu rates des jours ce n’est pas grave. Il y a peut être des jours où tu n’auras rien à marquer non plus et c’est ok ! Si tu as du mal à le faire de façon quotidienne essaye tout de même de le faire tous les 2-3 jours. C’est aussi une façon de prendre l’habitude de se demander : “Comment va mon corps aujourd’hui ?”

Hm… ok mais ça me parait encore abstrait. Un exemple ?

Voici un exemple de graphique d’observation du cycle. Aucun aspect contraception derrière, juste pour visualiser son cycle et comprendre les différents au cours de celui-ci.

Il s’agit d’un cycle de Maëlle. Ici, le faire sous forme de graphique permet d’avoir une vraie vision d’ensemble, ce qui est assez pratique, mais tu peux très bien le faire de façon plus linéaire dans un agenda par exemple, libre à toi ! L’idée principale c’est surtout de pouvoir le regarder en prenant du recul sur chaque élément noté !

Les grandes barres bleues foncées et bleues claires correspondent à l’analyse de la texture de la glaire cervicale. Cet indice n’est pas mentionné dans cet article pour conserver une approche très simple de l’observation du cycle pour commencer. Mais si tu veux en savoir + nous te recommandons → cet article

Petit bonus de l’observation du cycle : lorsque tu démarres un accompagnement naturopathique pour optimiser ta transition post contraception hormonale cet outil peut être vraiment utile pour vous permettre (toi et le naturopathe) de comprendre de façon encore plus juste les besoins évolutifs de ton corps pendant cette période !

Voilà donc un petit aperçu des 5 premières étapes clés à adopter à l’arrêt de la contraception hormonale afin d’optimiser ta transition, de la rendre plus douce et agréable et de reprendre les rênes de ton autonomie menstruelle 😀 ! Un programme magnifique en somme ! Comme toujours, n’hésite pas à échanger avec nous en commentaire si tu as des questions, des doutes ou des suggestions, nous nous ferons un plaisir d’y répondre 🙂 

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