Consultation

Qu'est-ce que le SOPK post pilule ?

Maëlle & Florette
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8 janvier 2022

On reçoit de plus en plus de messages de personnes paniquées et déboussolées suite au diagnostic d’un SOPK (Syndrome des Ovaires Polykystiques) dans les mois suivants l’arrêt de la pilule. Un diagnostic qui a été posé un peu rapidement, voire même subrepticement. Sans guère d’explication et avec pour seule proposition : reprendre la pilule. Mais s’agit-il vraiment d’un SOPK ? Qu'appelle-t-on "SOPK Post Pilule" ou encore "SOPK-like" ? On te dit tout dans cet article.

Et si c’était un SOPK-like ?

En fait, il y a souvent un gros amalgame et les médecins sont les premiers à semer le flou. 

Le diagnostic du SOPK se doit d’être un diagnostic complet, il se fait minimum grâce à : 

  • une échographie endovaginale (pour compter le nombre de follicules par ovaire) 
  • un bilan hormonal (notamment pour tester les taux des hormones androgènes -testostérone-). 

Pour comprendre exactement ce qu’est le syndrome des ovaires polykystiques et ce qu’il engendre sur le corps, tu peux lire notre article complet à ce sujet.

Comprendre le SOPK grâce à notre article complet

Le fait est, que quand on arrête la pilule, on peut facilement se retrouver avec certains symptômes qui sont aussi des symptômes courants du SOPK

  • de l’acné kystique inflammatoire
  • une tendance à l’hirsutisme
  • des ovulations irrégulières et avec des ovaires d’apparence multifolliculaire.

D’où la confusion générale et le fait que beaucoup de personnes ont peur d’avoir développé le SOPK suite à l’évolution de leur corps aux premiers mois post pilule.

On se rend donc chez un médecin pour faire des tests et celui-ci peut aller vite à poser un pseudo-diagnostic. Alors que tous les éléments ne permettent pas de conclure à un SOPK mais plutôt à un SOPK-like. 

C’est quoi le SOPK post pilule ?

Le cas typique que l’on retrouve fréquemment en post pilule c’est :

  • à l’échographie endovaginale : l’apparence des ovaires présentant de nombreux follicules non arrivés à maturation (ce qui fait grossir la taille des ovaires)
  • sur le bilan hormonal : pas de résultats hormonaux suffisants à valider le diagnostic de SOPK (car par de résistance à l’insuline ni de taux de testostérone trop élevé).

Mais, face à une personne qui relatent ne pas avoir retrouvé ses règles, aujourd’hui le corps médical n’a PAS DE SOLUTION

Si ce n’est, proposer de prendre la pilule pour faire “revenir” les règles (ce qui est un non sens total). 

Quelles solutions pour gérer son SOPK post pilule ?

First step, ne pas se laisser marcher dessus. Oui, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais si ton souhait n’est pas de reprendre la pilule, sache que tu as le droit de le respecter !

Comprendre la problématique du SOPK-like

Quand tu sors de chez le médecin et qu’on t’a juste dit “vous avez des ovaires à apparence polykystiques” ben t’es bien avancée… 

En gros, il faut comprendre que les ovulations ont du mal à se produire. Sous l’action des oestrogènes, plusieurs follicules entrent en maturation (phénomène normal). Mais l’impulsion n’est pas suffisante pour que l’ovulation aboutisse. Résultat : de nombreux follicules sont “gros”. 

Il faut donc chercher à optimiser le processus d’ovulation pour que celle-ci aboutisse. L’idée c’est un peu de libérer les ovaires de cette pression. 

L’hygiène de vie : les meilleurs outils pour gérer ton SOPK post pilule 

Pour construire une maison, il faut différents matériaux, en certaines quantités. Pour produire une ovulation c’est pareil !

Sauf que ça, on ne te l‘a jamais appris. On ne nous a jamais sensibilisé sur l’impact de notre hygiène de vie (notamment de notre alimentation) sur notre fertilité. Et donc encore moins sur le processus d'ovulation. 

Pourtant, c'est fondamental à l'arrêt de la pilule.

Comme on apprendrait à une sportive de haut niveau quels sont les apports essentiels pour optimiser ses performances physiques. Et bien toi aussi tu peux apprendre quels sont TES besoins fondamentaux pour optimiser la qualité de tes ovulations !

L’alimentation  

Dans une société où la diet culture est devenue omniprésente (réseaux sociaux mais aussi via l’entourage et les remarques omniprésentes et grossophobes).

Manger sans trop se poser de questions et en cherchant “simplement” à apporter ce dont le corps a besoin est devenu un luxe.

A l’arrêt de la pilule, pas besoin de se prendre plus la tête. L’objectif est surtout de chercher à apporter suffisamment de ressources, via une alimentation variée et assez structurée. Petit-déjeuner, déjeuner, goûter et dîner sont indispensables, rien n’est superflu. Il ne faut pas avoir peur de manger ! 

Se sentir bien avec soi (tout l’impact de la sphère psycho-émotionnelle)

Encore une fois, voilà un conseil auquel on ne pense pas assez. Arrêter la pilule, c’est aussi un bon moment pour remettre les choses à plat, faire le point :

  • Qu’est-ce qui me rend heureuse dans ma vie de tous les jours ? 
  • Il y a-t-il des choses qui m'empêchent de m’épanouir ? 
  • Est-ce que dans mon quotidien je fais des actions qui me font plaisir, qui me nourrissent de l’intérieur ? 
  • Mes relations sociales (intimes et amicales) sont-elles saines ? Me procurent-elles un réconfort, un sentiment de protection ?

Honnêtement, on se focalise tellement sur des éléments insignifiants de son quotidien (alimentation intellectualisée) qu’on en oublie les fondamentaux. Bien sûr que notre bien être émotionnel impacte le déroulement de notre cycle. Nous sommes liées à ces fluctuations hormonales. Et non ce n’est pas une faiblesse.

Se faire accompagner par les bons professionnels

Si tu es dans une situation similaire à celle évoquée précédemment, tu te demandes peut-être comment jongler avec toutes ces infos et finalement comment t’en sortir. 

Faire le point, sans jugement

L’objectif dans un premier temps est généralement de pouvoir faire le point sur la situation avec quelqu’un qui peut vraiment comprendre la problématique. En étant accompagnée par une personne qui a l’habitude d’être à l’écoute de troubles liés au post pilule.

Ce sont les accompagnements que je propose en naturopathie. Ensemble, nous pouvons remettre à plat tous les éléments lors du premier rendez-vous de bilan (antécédents, arrêt pilule, symptômes ressentis, faire le lien avec les diagnostic posés…). Grâce à cette première séance, on peut déjà éclairer la situation sans porter de jugement et sans ordonner quoi que ce soit. À l’inverse de certains médecins/gynéco/endocrino qui vont avoir tendance à bâcler les rendez-vous, à émettre des jugements et proposer peu ou aucune solution.

Favoriser le retour de l'ovulation

Ensuite, c’est grâce à cet accompagnement en naturopathie que nous pouvons faire le point ensemble. Pour réajuster les points nécessaires afin de favoriser le retour de l'ovulation, de façon qualitative et avec régularité. Car rappelons-le, le but est de relancer le processus hormonal et favoriser l’ovulation. Le naturopathe est avant tout un éducateur de santé, il est là pour t'aider à comprendre ce qui est nécessaire pour ton organisme.

D’autres pratiques peuvent aussi être complémentaires au besoin. Selon les différents leviers qui, chez toi, dans ton accompagnement seront pertinents (sphère psycho-émotionnelle, approche plus manuelle avec l'ostéopathie par exemple…). 

Naturopathie à l'arrêt de la pilule avec Maëlle Kaddah

Si tu as vraiment été diagnostiquée d’un SOPK

Si tu lis cet article et que tu as vraiment été diagnostiquée d’un SOPK, tu te dis peut-être que cela ne te concerne pas. Mais pas de panique, nous avons écrit deux articles. Dans ceux-ci, nous expliquons que même en cas de SOPK, la pilule n’est pas l'unique solution. On te donne des conseils pour appréhender cette pathologie au naturel et trouver des actions qui te permettent de vivre ton quotidien plus sereinement.

L’arrêt de la pilule déclenche-t-il le SOPK ? 

Parfois il faut faire la nuance entre, est-ce que c’est l’arrêt de la pilule qui a déclenché le SOPK ou est-ce que les traces de SOPK était déjà présentes avant de prendre la pilule mais qu’il n’avait pas été diagnostiqué.

Car c’est fréquent que de nombreuses adolescentes aient été (et soient actuellement) mises sous pilule pour des raisons de type : absence de règles, ou règles trop espacées, acné kystique… En bref, des symptômes qui peuvent être associés à un SOPK. Même si, rappelons-le, le diagnostic nécessite beaucoup plus de paramètres que cela pour être posé.

Donc, qui de l'œuf ou de la poule… la question n’est jamais vraiment répondue si, avant de prendre la pilule, tu n’avais pas été diagnostiquée. Néanmoins, la prise de la pilule et son arrêt engendrent un tel bouleversement d’un point de vue hormonal, qu’il n’est pas exclu que cela puisse laisser place à certains déséquilibres profonds. Qui eux-même peuvent être liés à des symptômes SOPK-like. De toute façon, à ce jour, l’origine du SOPK n’est pas unique et aucune n’est plus avérée qu’une autre. Il y a souvent plusieurs facteurs qui peuvent amener à un syndrome des ovaires polykystiques. 

Dois-je reprendre la pilule si j’ai le SOPK ?

Les professionnels de santé ont facilement tendance à expliquer que la prise de la pilule est la seule solution en cas de SOPK. Seule solution pour limiter les symptômes qui peuvent y être associés : acné et hirsutisme notamment. 

Malgré tout, la pilule n’est pas l’unique solution. Si tu ne souhaites pas ou plus la prendre, tu as le droit. Tu as le droit de vouloir faire autrement. Cela implique notamment certains ajustements sur ton hygiène de vie, afin de rendre le quotidien le plus serein possible. On ne peut pas dire que l’on peut supprimer ou faire régresser le SOPK. En revanche, on peut chercher à apporter à l’organisme un meilleur équilibre pour chercher à vivre plus en harmonie avec son cycle, au delà de la pathologie.

C’est quoi le SOPK post pilule ? 

Aujourd’hui cela signifie surtout un amalgame entre les symptômes ressentis en post pilule (qu’on appelle aussi le syndrôme post pilule) et certains symptômes du SOPK. Quand on arrête la pilule, on peut par exemple, avoir de l’acné, remarqué que l’on a une pilosité plus développée qu’avant, avoir un retour de cycle un peu chaotique. 

C’est en ça que de nombreuses personnes ont peur d’avoir un SOPK. Alors que ce sont généralement des symptômes qui visent à s’estomper à mesure que l’équilibre hormonal va être retrouvé. Ce sont des symptômes qui peuvent faire partie de la transition post pilule

L’objectif va donc être de favoriser le retour de l’équilibre hormonal pour permettre de :

  • réduire l’acné et limiter les fluctuations de l’apparence de la peau en fonction du cycle ;
  • favoriser le retour du cycle, en optimisant le retour de l’ovulation avec régularité (travail sur l’apport alimentaire, gestion du stress, soutien des organes d’élimination).

Pourquoi j’ai plus de poils en arrêtant la pilule ? Hirsutisme et arrêt pilule

Ce point est particulièrement intéressant car il soulève plusieurs questions :

  • Avoir conscience que si on a pris la pilule assez jeune, on a peu d’éléments de comparaison d’un point de vue pilosité.
  • Sous pilule la pilosité est généralement biaisée et basse car le taux de testostérone est bas. Ce taux de testostérone va augmenter en arrêtant la pilule (et c'est normal).
  • Si notre pilosité nous semble plus importante post pilule : est-ce dû à une problématique et un taux de testostérone trop haut, ou simplement dû au retour d’une pilosité “normale” mais dont nous n’avions pas connaissance auparavant car nous n’avons jamais vraiment connu notre corps de femme sans hormone de synthèse.

Voilà en quoi cette question ne peut être répondue par oui ou non. Si doute il y a, cela peut-être notamment vu avec une prise de sang hormonale. Et si cela devait être un symptôme faisant partie du SOPK, ce serait de toute façon détecté par une prise de sang pour tester notamment le taux de testostérone.

Si tu as des questions, envie de nous partager ton témoignage, n'hésite pas à le faire en commentaire ou par mail. On sera ravie de te lire !

Qui êtes-vous ?

Nous sommes Florette et Maëlle, deux jeunes femmes ayant arrêté la pilule et découvert les difficultés qui se cachaient derrière ce changement. Nous nous sommes senties seules, sans personne pour nous écouter, ni nous donner des solutions. C'est avec ce constat que nous avons décidé de créer Ma Vie Après : la première plateforme en ligne qui accompagne les femmes dans l'arrêt de la pilule et la reconnexion à leur cycle menstruel. Nous mettons à disposition toutes les informations que nous avons afin de répondre à toutes vos questions : articles, podcasts, publications Instagram, etc. pour un accompagnement personnalisé, vous pouvez prendre rendez-vous avec Maëlle, naturopathe.
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