Consultation

Tout savoir sur l'arrêt de la pilule : règles, acné, retour du cycle, aménorhée, etc.

Maëlle & Florette
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20 octobre 2021

De plus en plus de femmes font le choix d'arrêter la pilule. Les raisons sont diverses mais les craintes autour du retour du cycle menstruel ou du potentiel Syndrôme Post Pilule sont les mêmes. En effet, avec l'impact d'année d'hormones de synthèse sur le corps, on peut faire face à des réactions, des effets secondaires à l'arrêt de la pilule. Comment réagit le corps face à l'arrêt des hormones de synthèses ? Que se passe-t-il dans le corps à l'arrêt de la pilule contraceptive ?

A quoi ressemble le cycle menstruel sous pilule contraceptive ?

Quand on prend la pilule contraceptive, notre corps est soumis à l’ingestion de quantités d’hormones de synthèse 20 à 50 fois supérieures à ce que notre corps produit naturellement. Il existe 2 grands types de contraceptifs hormonals (selon les hormones de synthèse qu’elle contient) :

  • Les contraceptifs combinés/oestro-progestatives (progestatif + des oestrogènes de synthèse) : celles-ci agissent notamment sur deux plans, à la fois au niveau du cerveau (bloquant l’ovulation) et sur la glaire cervicale (la rendant non propice au passage et à la mobilité de spermatozoïdes). Certaines sont même tri-phasiques (avec des dosages différents par semaine), ou d’autres sont plus faiblement dosées.
  • Les contraceptifs contenant un progestatif seul : ces pilules ne suppriment pas forcément l’ovulation. En revanche, elles modifient la paroi de l’utérus et empêchent la mobilité des spermatozoïdes. Par exemple, le stérilet hormonal Mirena contient un progestatif seul.

Dimition du taux de testostérone sous pilule

Outre les quantités d’hormones de synthèse ingérées, la contraception hormonale va aussi avoir une incidence sur d’autres hormones du corps : dont la testostérone. En effet, la testostérone est une hormone androgène aussi sécrétée chez la femme. Elle est d’ailleurs essentielle également pour l’équilibre du cycle. Les principaux rôles de la testostérone chez la femme sont :

  • l’accroissement du désir sexuel
  • le développement musculaire / l’énergie
  • la préservation et la santé de os
  • et son rôle dans la vitalité et la gestion du stress

Sous pilule, ce taux de testostérone est maintenu relativement bas. Ce qui peut notamment avoir un effet sur la libido (perte de libido liée à l’absence de l’augmentation de cette hormone). La testostérone en excès à l’arrêt de la pilule, peut cependant avoir un impact sur d’autres déséquilibres dont nous parlerons ci-après (acné, chute de cheveux).

Quelque soit ton type de pilule, les méthodes d’arrêts restent les mêmes. On t'en parle juste après.

Prise de la pilule contraceptive et carence en vitamines ?

La prise de la pilule sur une durée de plusieurs années peut avoir tendance à favoriser le déséquilibre de certains organes : tel que le foie et la sphère digestive. La pilule est un médicament et elle peut entraîner une dysbiose intestinale (déséquilibre de la sphère intestinale). La barrière intestinale est alors altérée, alors qu’elle est en charge de la bonne absorption des micronutriments. Cela peut donc entraîner, à la longue, une déficience en certains micronutriments essentiels : 

  • vitamine du groupe B (B9, vitamine B12, B6…)
  • zinc
  • magnésium
  • cuivre
  • fer…

Lorsque l’organisme est soumis à certaines carences/déficiences, certains symptômes peuvent se manifester tel que l’acné, les douleurs de règles, l’absence de règles...

Pilule et acné / apathie

Comme on l’a vu précédemment, la pilule peut engendrer un déséquilibre important au niveau de la sphère digestive et entraîner de potentielles carences. Dans ce cas, cela peut aussi amener à avoir des symptômes pendant la prise de la pilule. Car dans l’organisme tout est relié. Certaines femmes ont de l’acné sous pilule par exemple. Cela peut notamment s’expliquer par le fait que la flore intestinale, la muqueuse digestive et le foie sont malmenés et déséquilibrés. 

Certaines femmes expriment aussi une forme d’apathie sous pilule. Elles se sentent “vides”, “fatiguées”, “passives”. Outre le déséquilibre hormonal que provoque la prise de la pilule, encore une fois certaines déficiences peuvent impacter négativement notre humeur, notre énergie, notre ressenti global.

Les effets secondaires de l’arrêt de la pilule contraceptive ?

Qu’en est-il de l’anneau, de l’implant ou du stérilet hormonal ?

Quelque soit le type de contraception hormonale que tu prends, le principe au niveau de l’impact sur l’organisme reste globalement le même. Les hormones de synthèse qui circulent dans le sang sont quand même présentes dans des quantités très élevées. Les piliers sur lesquels tu pourras travailler en arrêtant ces contraceptions hormonales seront les mêmes. 

Libido et arrêt pilule

Tu as peut-être une grande attente sur ta libido à l’arrêt de la pilule. En effet, beaucoup de femmes relatent un regain de libido en arrêtant la pilule alors que leur libido était complètement à plat sous pilule. Cela peut s’expliquer par 3 éléments principaux :

  • l’augmentation du taux de testostérone qui était bas sous pilule, cette hormone est essentielle pour stimuler le désir séxuel notamment au moment de l’ovulation ;
  • l’augmentation de la production de la glaire cervicale qui va permettre une meilleure lubrification vaginale et donc une expérience sexuelle plus fluide, plus agréable ;
  • et généralement, une augmentation de notre bien-être global et une meilleure confiance en soi : qui a un impact crucial sur notre sexualité.

Cependant, on tient à le rappeler, le regain de libido n’est pas une science exacte et si jamais tu as l’impression de ne pas avoir plus de libido à l’arrêt de la pilule ou même de ne plus en avoir : c’est ok aussi. Si cela te dérange, non ce n’est pas ok, bien sûr : mais par contre que tu te culpabilises à cause de ça, c’est pas ok. Il faut parfois du temps pour se retrouver soi à l’arrêt de la pilule. Et la libido est notamment très impactée par notre état psycho-émotionnel. Laisse-toi le temps qu’il faut, sans frustration. Et n’hésite pas à te faire accompagner si besoin. Le travail sur l’équilibre hormonal global est important dans ce cas, mais si tu ressens d’avoir aussi un accompagnement au niveau psycho-émotionnel, offres-toi le droit et la légitimité de le faire. 

Tomber enceinte à l’arrêt de la pilule : À partir de combien de temps après l'arrêt de la pilule peut-on tomber enceinte ?

La moyenne est très variable selon les femmes car elle est relative au retour de l’ovulation. Car pour tomber enceinte, il faut que l’ovulation ait lieu et à l’arrêt de la pilule elle peut parfois mettre un peu de temps à revenir. C’est lié au fait que l’organisme soit un peu déboussolé. On va donc chercher à favoriser le retour de l’équilibre hormonal pour le corps puisse produire une ovulation. 

Pour cela, il faut que la production d’oestrogènes naturels reprenne correctement et qu’elle soit équilibrée, pour permettre :

  • de favoriser la production de glaire cervicale : qui sert de “wagon de transport” et de survie pour les spermatozoïdes ;
  • favoriser l’épaississement de la muqueuse utérine nécessaire pour accueillir un potentiel embryon ;
  • également avoir un rôle sur le bien-être global, ressenti, humeur.

Pour avoir une bonne production d’oestrogènes et un rapport équilibré entre les oestrogènes et la progestérone, il faut :

  • continuer de soutenir en douceur ton foie pour l’aider à métaboliser les oestrogènes en excès (il faut oui, mais de façon équilibrée pour ne pas prendre le pas sur la progestérone qui est fondamentale aussi) ;
  • consommer assez d’acides gras saturés de bonne qualité (oeufs, produits laitiers de bonne qualité…) pour favoriser la synthèse du cholestérol = un élément indispensable pour une production correcte d’hormones sexuelles ;
  • avoir un apport alimentaire structuré et un volume alimentaire suffisant (manger assez et de tout pour accroître l’équilibre de la sphère digestive et favoriser la diversité des nutriments).
  • Prêter attention à la qualité de ton sommeil (as-tu de nombreux réveils nocturnes, des problèmes d'endormissement, te sens-tu fatiguée en journée ?) : tous ces paramètres peuvent être à considérer et peuvent être assimilés à certains déséquilibres sur lesquels on peut travailler pour favoriser le bon fonctionnement des organes et de l’équilibre hormonal.

Acné et arrêt pilule

Quand on parle d’acné à l’arrêt de la pilule, c’est important de comprendre que cela est lié à tout un mécanisme global. L’acné est un symptôme/une notification pour exprimer que dans l’organisme il y a des déséquilibres. Si tu veux connaître les causes d’un retour d’acné à l’arrêt de la pilule : découvre notre Guide Acné Post Pilule

Quelques conseils pour soigner ton acné à l’arrêt de la pilule :

  • Renforcer et protéger ta sphère digestive : notamment avec des éléments qui contiennent de la glutamine et des vitamines du groupe B (oeufs, viande de bonne qualité, riz basmati…) ; et avoir une alimentation naturellement riche en probiotiques (yaourts, chou si tu les digères et que tu aimes ça…). L’usage de certains compléments alimentaires peut s’avérer d’une grande aide pour réparer et renforcer la sphère digestive (à voir au cas par cas). 
  • Consommer des aliments riche en micronutriments facilement assimilables (vitamines, oligoéléments, minéraux) : les jus de légumes par exemple 3 à 4 jours par semaine, les fruits au quotidien, le Plasma marin (eau de Quinton), l’usage de certaines plantes comme l’ortie ou le framboisier (elles sont riches en minéraux, à utiliser en tisanes).
  • Le soutien du foie en douceur : par l’ajustement de l’alimentation (manger assez de protéines, acides gras, qui sont essentiels pour le fonctionnement du foie), et utiliser certaines plantes comme le desmodium, le chardon marie, l’ortie, le romarin.

Chute de cheveux et pousse de poils post pilule

A l’arrêt de la pilule, on fait généralement face à une chute de cheveux dite réactionnelle. C’est un type de chute de cheveux qui intervient généralement dans les 2 à 3 mois à la suite d’un événement stressant pour l’organisme. Et à l’échelle de celui-ci, l’arrêt de la pilule est ressenti comme un stress physiologique. Cette chute de cheveux est temporaire, elle peut aller de quelques semaines à parfois quelques mois. 

Ce qui impacte aussi la chute de cheveux c’est le retour de la testostérone en quantité plus importante. On l’a dit précédemment, la testostérone sous pilule est à un taux très bas, il arrive alors qu’en arrêtant la pilule il y est un rebond de testostérone. Cela favorise notamment la chute de cheveux, la pousse des poils à des endroits dits masculin, une sécrétion de sébum plus importante (cheveux plus gras, production de sébum accentué au niveau du visage et donc acné).

Quelques conseils pour aider à stabiliser le taux de testostérone et stabiliser une chute de cheveux : 

  • Manger des protéines à tous les repas : les protéines sont des éléments de structure fondamentaux pour l’équilibre de l’organisme. Elles sont des composantes essentielles pour le renouvellement des tissus, des organes (dont le foie et les intestins), des phanères (peau, cheveux et ongles). On a souvent tendance à en manger trop peu, alors pour être sûre d’en avoir suffisamment, intègres-en à chaque repas (matin, midi et soir). Attention également, les protéines d’origine végétale ne sont pas équivalentes aux protéines d’origine animale. Une alimentation à tendance très végétale ne peut pas convenir à tout le monde et mérite d’être construite de façon très précise pour être sûre que le corps bénéficie de tous les éléments dont il a besoin.
  • Miser sur certains super-aliments, comme les oeufs : les oeufs sont une source de protéines hyper complète (tous les acides aminés), facilement assimilable par le corps et facile à intégrer de façon quotidienne (si on les digère bien), jusqu’à 2 à 3 œufs (par exemple le matin, le midi, ou le soir). De préférence, privilégie les formes avec le jaune non cuit (oeufs à la coque, au plat ou mollet). Ils t’aideront aussi à faire le plein de certains micronutriments essentiels : le zinc, la vitamine B12 et la vitamine D.
  • Avoir des repas réguliers : pour aider à stabiliser les hormones sexuelles (dont la testostérone fait partie) il faut déjà veiller à stabiliser la glycémie. Un des meilleurs moyens pour stabiliser la glycémie, c’est d’avoir des apports alimentaires environ toutes les 3 à 4h. Donc en gros, cela se résume à ce que l’on fait déjà, c'est-à-dire petit déjeuner, déjeuner, goûter et dîner. Et ne surtout pas se priver d’une collation/goûter car on a l’impression que c’est superflu : ça n’est absolument pas superflu pour ton équilibre hormonal.
  • Miser sur une bonne structure alimentaire : toujours avoir la combinaison des 3 macronutriments (protéines/glucides/lipides). C’est aussi ce qui aidera à apporter à l’organisme tous les éléments nécessaires : d’où l’importance des protéines de toutes sortes (oeufs, yaourts, fromages, viandes de bonne qualité si possible, poisson, soja sous ses formes fermentées de préférence…).

Au bout de combien de temps les hormones de la pilule disparaissent ?

Effectivement, ce n’est pas parce que tu as pris le dernier comprimé de ta dernière plaquette de pilule qu’il n’y a plus d’hormones de synthèse qui circulent dans ton sang. En moyenne, on peut compter 2 à 3 mois pour que le corps élimine les résidus d’hormones de synthèse, qui vont être filtrées et métabolisées par le foie. Cela ne veut pas pour autant dire que tu n’auras plus aucun effet secondaire passés ces 2 à 3 mois. Car le corps sera livré à lui-même et aura à ce moment là besoin d’être accompagné pour continuer à trouver un équilibre. Le travail pour accompagner son corps à l’arrêt de la pilule se continue au fil des mois, au moins pendant 6 à 9 mois minimum pour être sûr de le mettre sur les bons rails 🙂 .

Quand arrêter la pilule ?

Peut-on l'arrêter du jour au lendemain ? 

L’acte d’arrêt de pilule peut sembler si simple, c’est-à-dire : jeter sa plaquette de pilule à la poubelle et ciao bye bye. Mais on sait que dans la pratique, ça réveille en nous tellement de questionnements de dernières minutes quand on est sur le point de le faire ! Justement ça paraît si simple qu’on se dit “c’est trop simple…”. Et pourtant, oui tu peux arrêter ta pilule du jour au lendemain sans craindre que cela ne soit pire pour la suite. Tu n’auras pas plus d’effets secondaires en l’arrêtant du jour au lendemain (c’est une idée reçue que nous avons à cœur d’éclaircir). Néanmoins, il existe aussi la possibilité de l’arrêt progressif dont nous parlons ci-après dans cet article si tu ne souhaites pas arrêter la pilule du jour au lendemain.

Peut-on l'arrêter avant la fin de la plaquette ?

On a parfois tendance à penser qu’il faut absolument arrêter sa pilule en fin de plaquette : mais ce n’est pas du tout obligatoire. Habituellement, quand tu termines une plaquette de pilule tu as des “règles de privation” (avec les pilules oestro progestative). On les appelle comme ça pour les distinguer des vraies règles lors d’un cycle au naturel. Ces saignements de privation apparaissent suite à la chute hormonale qui a lieu lorsque tu as pris le dernier comprimé de ta plaquette en cours (ou que tu prends des comprimés placebo pendant 7 jours). 

Et bien que tu arrêtes la pilule, que ce soit en cours de plaquette ou à la fin de celle-ci, il va se passer exactement la même chose, la chute hormonale va déclencher tes fameuses “dernières règles de privation”.

Comment arrêter la pilule (sevrage ou arrêt net ?)

Pour arrêter la pilule, tu peux avoir plusieurs choix qui s’offrent à toi : l’arrêt progressif, couramment appelé le sevrage de la pilule ou l’arrêt net.

L’arrêt net

L’idée est ici de prendre ton dernier comprimé de pilule, soit à la fin de la plaquette, soit en cours de plaquette. Arrêter sa pilule en cours de plaquette ? Et oui, c’est possible ! Dans tous les cas, il y aura une chute hormonale qui aura lieu entre la prise et l’arrêt, qu’elle se produise en fin de plaquette ou en cours de plaquette ne changera pas énormément. Le plus important est de l’arrêter quand tu en ressens le besoin. Si pour toi ça devient une grosse corvée de prendre ce comprimé chaque jour, rien ne t’empêche de l’arrêter avant la fin !

L’arrêt progressif, le sevrage de la pilule

Cette méthode consiste à arrêter la pilule de façon échelonnée dans le temps. C’est à dire qu’au lieu d’arrêter la pilule du jour au lendemain, l’idée est de réduire progressivement la quantité d’hormones de synthèse ingérées :

  • soit en coupant les comprimés pour réduire progressivement la quantité ingérée ;
  • soit en espaçant progressivement la prise des comprimés.

Cette méthode vise en théorie à déshabituer le corps petit à petit de la contraception hormonale. Est-ce que cette méthode d’arrêt de pilule est adaptée pour toi ? Tu peux lire cet article pour le découvrir.

Cette méthode peut notamment être envisagée si tu as déjà vécu un précédent arrêt de la pilule et que tu as vécu celui-ci très difficilement (et que tu as repris la pilule). Il peut être une aide d’un point de vue psychologique pour faire la transition plus en douceur, si l’arrêt net ne te semble pas envisageable. 

En revanche, le sevrage n’est pas spécifiquement un moyen de limiter le syndrome post pilule. Aujourd’hui les témoignages de femmes qui ont arrêté la pilule de façon progressive ne permet pas d’affirmer que le sevrage limite l’effet rebond. C’est pour cette raison que nous t’encourageons dans tous les cas à accompagner ton corps dans cette transition.

Le mot de Maëlle, Naturopathe : 

“J’accompagne plusieurs femmes qui font l’arrêt progressif, et nous mettons en place ensemble un protocole personnalisé qui va avant tout être là pour soutenir l’organisme pendant cette transition. Nous pouvons travailler sur plusieurs sphères clés pour optimiser ce processus (soutien de la sphère digestive, soutien des organes d’élimination comme le foie, travail sur la sphère psycho-émotionnel et sur ses éventuelles peurs liées à l’arrêt). C’est un cheminement global qui est facilité lorsque l’on est accompagné”. 

Dans tous les cas, fais ce qui te semble le plus juste, la façon dont tu arrêtes la pilule doit avant tout te convenir à toi ! Même si tu as lu tel ou tel témoignage ou que tu as entendu le retour de plusieurs proches qui l’ont arrêté avant toi, souviens-toi toujours que chaque arrêt de la pilule est différent, car chaque femme est différente ! Alors fais-toi confiance !

La peur du syndrome post pilule

Ce qui nous bloque parfois dans l’arrêt de la pilule et/ou sur le choix de la méthode (net ou progressif) ce sont nos peurs. Ce sont souvent des peurs qui sont liées au syndrome post pilule.

Le syndrome post pilule est le terme qui regroupe l’ensemble des symptômes et effets secondaires que l’on peut potentiellement ressentir dans les quelques semaines à mois après l’arrêt de la pilule. Les plus courants sont :

  • l’acné à l’arrêt de la pilule ;
  • l’absence de règles ;
  • les douleurs de règles et/ou les règles abondantes ;
  • la chute de cheveux, etc.

Ces effets secondaires sont transitoires et ils sont liés au changement hormonal qui a lieu dans le corps à ce moment-là. Pour autant, c’est tout à fait légitime qu’il puisse faire peur, puisqu’ils font partie de quelque chose que l’on ne connaît pas, cette “inconnue” du post pilule, ce saut en avant, que l’on ne sait pas forcément trop comment appréhender.

Des peurs, nous en avons aussi vécues avec Florette, et nous avions même des peurs sur lesquelles nous avions du mal à poser des mots ! Ce qui nous a beaucoup aidé, c’est surtout de pouvoir en parler, entre nous, car nous nous en parlions bien sûr, et de poser nos doutes et nos craintes aussi par écrit (pour Maëlle) et/ou par audio, comme des mini podcasts personnels (pour Florette). Le fait de décharger ses craintes à l’oral ou à l’écrit permet aussi de mieux en prendre conscience, de les accepter, et d’apprendre à s’en détacher pour mieux avancer.

C’est typiquement le travail que tu peux faire avec un proche qui est ok pour t’écouter sans jugement et surtout sans projeter ses peurs sur toi, ou par exemple, avec une thérapeute spécialisée dans l’accompagnement post pilule, qui saura t’accompagner sur ce cheminement.

Comment retrouver ses règles à l’arrêt de la pilule ?

Une grande question que l’on se pose aussi ! On a parfois peur que nos règles prennent du temps à revenir, et/ou on s’inquiète aussi de la façon dont elles vont revenir : seront-elles douloureuses, abondantes ?

On résume souvent notre cycle menstruel à l’arrivée des règles, mais en fait, le point le plus important que l’on va chercher à observer à l’arrêt de la pilule : c’est le retour de l’ovulation.

Ainsi, à l’arrêt de la pilule on va distinguer les “vraies règles” et les saignements intermenstruels. Généralement les premiers saignements que tu auras à l’arrêt de la pilule seront les règles de privation liées à la fin de prise de ta pilule. Ensuite, les prochaines vraies règles ne surviendront que si tu as eu une ovulation au préalable.

Pour faire la différence entre les “vraies règles” et les saignements intermenstruels nous t’invitons à lire cet article.

Plusieurs scénarios sont possibles :

  • Tes règles peuvent revenir rapidement à l’arrêt de la pilule, par exemple dans le mois qui suit. 
  • Elles peuvent aussi mettre un peu plus de temps à revenir et on parlera d’aménorrhée à partir de 4 mois consécutifs sans règles. 
  • Et tu peux parfois avoir un retour de règles rapide, avec des cycles plutôt réguliers pendant 1 ou 2 cycles puis avoir une pause et vivre un long retard de règles alors que tout avait si bien commencé ! 

Dans tous les cas, ne panique pas, il existe des solutions pour favoriser le retour de tes règles (et donc surtout de l'ovulation, tu l’auras compris).

On peut notamment travailler avec un protocole en naturopathie pour retrouver ses règles à l’arrêt de la pilule :

  • ajuster l’alimentation si besoin pour apporter les ressources adaptées dont le corps peut avoir besoin (structure alimentaire, volume alimentaire, sans exclusion) et besoin de stabiliser la glycémie (cf. conseils évoqués pour la chute de cheveux) ;
  • soutenir en douceur les organes clés comme les organes d’élimination (prendre soin de sa sphère digestive et accompagner son foie en douceur) ;
  • travailler aussi sur la sphère psycho-émotionnelle, qui a un rôle important également (nos ressentis, la pression que l’on peut se mettre seule, etc.) : ça peut être en trouvant une activité qui nous plait et qui nous fait du bien (activité manuelle, physique, intellectuelle…) ou même en se faisant accompagner par quelqu’un (coach de vie, psychologue…).

Quelle contraception à l’arrêt de la pilule ?

A l’arrêt de la pilule, plusieurs solutions s’offrent à toi en termes de contraception, mettons les en avant ! 

Les différentes solutions

Les méthodes de contraception barrière

Il s’agit du préservatif féminin et masculin, de la cape cervicale et du diaphragme. 

La méthode d’observation du cycle à indices combinés

Autrement appelée la symptothermie. Elle se base sur l’observation quotidienne des principaux indices de fertilité que sont la glaire cervicale et la température basale. Il s’agit d’identifier via l’observation quelles sont nos phases fertiles et infertiles. La glaire cervicale s’observe facilement lorsque la fenêtre de fertilité s’ouvre, lorsque l’on va aux toilettes on peut la prélever avec ses doigts ou l’analyser sur le papier toilette. Plus elle devient filante et translucide, plus elle est fertile. Lorsque l’ovulation est passée la glaire cervicale devient collante, pâteuse et blanchâtre. 

Pour observer son ovulation, on utilise aussi la température basale, c’est la température la plus basse que le corps atteint au repos. Elle se mesure à l’aide d’un thermomètre à double décimales (clic), le matin, au réveil. La température va varier au cours de notre cycle selon si l’on est en phase fertile ou infertile. En gros, en phase infertile notre température est plutôt dans une moyenne basse et après l’ovulation, elle se stabilise dans une moyenne haute (jusqu’aux prochaines règles ou la température chute, déclenchant les saignements). Pour en connaître davantage sur la symptothermie, tu peux consulter cet article complet.

Le stérilet au cuivre, ou DIU cuivre

Il s’agit d’un petit dispositif en forme de T qui se place dans l’utérus. La tige est recouverte de cuivre et le cuivre a une action sur les spermatozoïdes (en les rendant moins mobiles), et il empêche également l'implantation d’un embryon dans l’endomètre. Il ne contient donc pas d’hormones de synthèse.

La contraception masculine thermique, ou slip chauffant ou Andro Switch

Cette méthode de contraception concerne exclusivement les hommes (pour une fois :)) et est basée sur le constat biologique que les spermatozoïdes ne survivent pas au-delà d’une certaine température. Il s’agit donc de rapprocher les testicules du corps. Pour ça on utilise soit un slip possédant un trou (dit slip chauffant), soit un anneau. Cela permet de remonter les testicules dans le canal inguinal afin de permettre aux testicules de gagner quelques degrés.

Pour connaître toutes ces contraceptions plus en détail et connaître leur taux de fiabilité respectif, tu peux lire notre article à ce sujet clic.

Comment faire ton choix ?

Rappelle-toi que quelque soit ton choix : il sera bon. N’aie pas peur d’essayer plusieurs méthodes de contraception avant de trouver celle qui te conviendra le plus. 

Tu peux aussi impliquer ton partenaire dans cette réflexion pour prendre conscience, qu’il existe de nombreuses solutions pour trouver une nouvelle contraception à l’arrêt de la pilule.

Préparer son arrêt de la pilule ?

Faut-il anticiper son arrêt de la pilule et commencer à préparer le terrain avant ? Encore une fois, notre réponse ne sera pas “oui il le faut absolument” ou “non ça ne sert à rien”. La réalité est toujours plus nuancée que cela !

D’un point de vue purement théorique on peut se dire que c’est mieux de bien préparer son parachute avant de sauter (aka préparer le terrain avant d’arrêter la pilule) mais en pratique, le plus important c’est surtout de ne pas trop se prendre la tête et trop intellectualiser son arrêt.

Pourquoi préparer son arrêt de la pilule ?

Cela peut permettre de faire le point sur plusieurs choses qui peuvent nous sembler essentielles telles que :

  • choisir sa nouvelle méthode de contraception, si c’est nécessaire ;
  • acheter ou prévoir de nouvelles protections périodiques si on avait plus ou peu ses règles sous pilule (culottes de règles, cup menstruelle, serviettes lavables ou jetables, tampons…) ;
  • se munir d’un thermomètre à double décimales si on souhaite commencer l’observation du cycle pour mieux comprendre son corps ;
  • ajuster son alimentation si besoin pour être sûre d’apporter tous les éléments dont le corps a besoin, 
  • éventuellement commencer à utiliser certains compléments alimentaires si c’est nécessaire, etc.

L'inconvénient de préparer son arrêt de pilule ?

On peut facilement avoir tendance à tomber dans l’obsession de la perfection. Et je crois qu’aucun arrêt de pilule ne peut être parfait (comme beaucoup de choses dans la vie). Parfois il faut apprendre à lâcher prise. A force de vouloir trop préparer les choses, à force de lire beaucoup à ce sujet, tu peux avoir tendance à trop intellectualiser ton arrêt de la pilule. Comme on le répète souvent, le mieux est l’ennemi du bien. A un moment donné, il ne faut pas avoir peur de se lancer. Parce que peut-être que si tu cherches trop à anticiper tu vas aussi te créer du stress supplémentaire qui finalement serait contre-productif pour un arrêt de pilule serein.

Comment préparer un arrêt de pilule ?

Comme on l’a vu avec les différents avantages de préparer un arrêt de pilule, cela peut toucher différentes sphères :

  • l’hygiène de vie (soutien des organes clés, ajustements de l’apport alimentaire, sommeil, activité physique...)
  • le nécessaire pour un cycle serein : des protections périodiques…
  • les outils pour commencer l’observation du cycle : thermomètre à double décimales, un carnet de notes…

Il n’y a pas de liste de préparation parfaite et le plus important est que tu te sentes à l’aise et en confiance.

Pour te guider au mieux dans cette démarche, je propose sur Ma Vie Après des consultations de naturopathie pour t’accompagner dans ton arrêt de la pilule (arrêt net ou arrêt progressif). Ce sont aussi des consultations qui sont adaptées si tu as déjà arrêté la pilule mais que tu rencontres des difficultés avec ton cycle au naturel (SOPK, endométriose, aménorrhée, cycles irréguliers…). Je suis là pour te guider de façon personnalisée en t’expliquant quels sont les outils qui te correspondent et quelles sont les mises en place que tu pourras appliquer. 

A l’aide d’un protocole personnalisé, tu seras guidée pas à pas dans l’application de différents conseils pour te mener de ton point A à ton point B, en toute sérénité.

Naturopathie à l'arrêt de la pilule avec Maëlle Kaddah

Y-a-t-il des différences selon les pilules ?

Selon si tu prends une pilule combinées (oestroprogestatives) ou une pilule avec un progestatif seul (qui sont généralement les pilules continues), l'accompagnement de ton corps sera basé sur les mêmes piliers. Idem si tu prends un autre type de contraception hormonale (stérilet hormonal, patch, implant, ou anneau) l’accompagnement de ton organisme sera le même. 

Préparer l’arrivée de ses règles

Peut-être que c’est une question que tu te poses, notamment si sous pilule tu n’avais pas ou peu de saignements pendant les règles de privation. Dans ce cas, tu vas peut-être chercher à refaire ton stock de protections périodiques. Voici les protections de règles les plus courantes sur lesquelles tu peux te pencher :

  • Les culottes de règles lavables : énorme essor des culottes de règles ces dernières années, c’est un confort vraiment incroyable, c’est très pratique aussi. Il existe de nombreuses marques comme Pourprées, Blooming, Smoon, Dans Ma Culotte…
  • La cup menstruelle : si tu es à l’aise avec le sang et avec ton corps, car il faut arriver à la mettre et à la retirer facilement.
  • Les serviettes lavables : ils existent aussi de nombreuses marques comme Plim par exemple ;
  • Les tampons et les serviettes jetables : fort heureusement aujourd’hui on trouve de nombreuses marques qui font des protections périodiques jetables avec une composition clean, Périodes, Jho, Here We Flo…

Qui êtes-vous ?

Nous sommes Florette et Maëlle, deux jeunes femmes ayant arrêté la pilule et découvert les difficultés qui se cachaient derrière ce changement. Nous nous sommes senties seules, sans personne pour nous écouter, ni nous donner des solutions. C'est avec ce constat que nous avons décidé de créer Ma Vie Après : la première plateforme en ligne qui accompagne les femmes dans l'arrêt de la pilule et la reconnexion à leur cycle menstruel. Nous mettons à disposition toutes les informations que nous avons afin de répondre à toutes vos questions : articles, podcasts, publications Instagram, etc. pour un accompagnement personnalisé, vous pouvez prendre rendez-vous avec Maëlle, naturopathe.

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