Il était temps de remettre de mettre de nouveau à l’honneur nos lectrices adorées. Nous avons déjà partagé quelques témoignages, et nous en recherchons toujours, particulièrement d’hommes aussi. Ces témoignages apportent énormément aux personnes de la communauté. Ils montrent que, non, tu n’es pas toute seule, qu’il est important de parler de ce sujet ou encore, de nous donner des idées d’articles pour répondre à tes questions.

Aujourd’hui, nous te présentons Maylis qui te propose de venir échanger avec elle. En particulier, si tu as des maladies liées à la pilule. Nous te mettons en bas de page, un lien vers sa page instagram pour que tu puisses la contacter.

Le témoignage de Maylis

Il y a deux ans, une petite voix au fond de moi me disait « tiens, tu prends un cachet tous les jours qui empêche un de tes organes (les ovaires) d’exercer ses fonctions. C’est puissant ce que tu prends, ce n’est pas normal ! Il faudrait arrêter cela ! ».

J’ai longtemps mis de côté mon corps, mon intuition et les signaux qu’il m’envoyait jusqu’au jour où tout est parti en vrille.

En 2017, j’avais 21ans. Cela faisait 6 ans que je prenais la pilule. C’était la dernière année d’étude pour moi et cette année rimait avec fatigue, stress, migraines… Je me disais que c’était normal car la vie à Paris, les études, le surmenage que je m’infligeais, était un bon mélange pour être sur les rotules… Ce n’était pas le bon moment d’arrêter la pilule car en couple et en étude, ce n’est pas le moment de tomber enceinte et les autres moyens de contraceptions ne m’attiraient pas tellement.

En décembre de cette année 2017, mon corps a choisi pour moi. Ça a commencé par une douleur au mollet (que j’ai laissé traîner car à 21ans et à raison de 4-5 entraînements sportifs on pense forcément que l’on s’est mal étiré). J’étais loin de mes surprises. J’ai laissé traîné au point où je ne pouvais plus mettre le pied au sol et j’avais des douleurs aux poumons.

Le verdict est tombé en janvier 2018 : j’avais une phlébite et à priori une embolie pulmonaire.

On m’a annoncé de but en blanc après avoir découvert les caillots de sang dans ma jambe d’arrêter immédiatement la pilule. L’année 2018 fut une année de guérison de cette phlébite, la découverte d’une maladie auto-immune qu’avait déclenché en accéléré la pilule et le surmenage, une année de multiples prises de conscience et surtout la redécouverte de mon corps. 


J’ai retrouvé mon corps et mon cycle menstruel tel que je l’avais laissé dans mon adolescence. Comme si il avait dormi pendant tout ce temps et que là, il se réveillait. Et quel bonheur ! Plus de migraine, de fatigue (sauf si c’est de la « réelle » fatigue que je sais détecter car j’écoute désormais mon corps ! ), ni de stress ! J’ai retrouvé mes cycles réguliers, ma libido, … Pour ma part, je n’ai pas eu de retour d’acné ni de changement de poids. Je n’avais pas tellement d’acné en tant qu’ado, je pense que ça a un lien avec ce corps que l’on met sous silence en prenant la pilule. J’ai peut-être perdu pas mal de cheveux et eu des périodes de peau très sèches surtout au cuire chevelu 10 mois après l’arrêt mais y a-t-il un rapport avec l’arrêt de la pilule ? Je ne pense pas…


Aujourd’hui, je vis avec mon syndrome des anticorps antiphospholipides (SAPL, pour les intimes), cette fameuse maladie auto-immune. Pour faire simple, j’ai trop d’anticorps phospholipides ce qui me fait coaguler le sang dans mes veines. La pilule peut être un facteur de cela, oui. Je suis donc sous anti-coagulant et je n’ai droit à aucun moyen de contraception hormonal. Je ne peux pas avoir de stérilet non plus car je risquerais de faire des hémorragies étant sous anti coagulant. De toutes manières, grâce à ma maladie, j’ai appris à ralentir, relativiser, écouter mon corps et je lui fait confiance. La contraception naturelle fonctionne très bien depuis un an et mon compagnon connait très bien mon cycle et est toujours très attentif à celui-ci. 


Je cherche des personnes qui ont aussi une maladie liée au sang ou autre causé par la pilule, pour partager nos expériences. Si vous avez des questions sur ma maladie, je serais très heureuse d’échanger avec vous.

Utérussement votre,


Maylis (Insta maylis.vitrac)

Ce témoignage en dit beaucoup sur les risques ou ce que peux développer la prise forte d’hormones. Trop souvent, BEAUCOUP trop souvent, la pilule nous ait prescrit sans réelle conscience des risques. Une simple prise de sang et voilà. La réalité est bien différente de tout ça…

Florette et la maladie de Crohn

Petite parenthèse : C’est Florette qui t’écrit et j’ai envie de parler à la première personne pour cette fois. La raison est simple, j’ai moi aussi une maladie auto-immune : la maladie de Crohn.

A l’inverse de Maylis, on ne m’a pas dit d’arrêter la pilule. Mais au fond de moi, j’ai toujours su… Toujours su que ce qui avait déclenché cette maladie était la prise de la pilule. Et pourtant, on ne l’a jamais remise en question. Or, aujourd’hui, avec nos diverses recherches et lectures, Maëlle et moi sommes informées sur le facteur aggravant et/ou déclencheur de la prise de la pilule contraceptive dans de nombreuses maladies auto-immunes, dont la maladie de Crohn. Il ne s’agit pas de faire une généralité et de mettre tout le monde dans le même panier, cependant il est important de savoir que le lien peut exister !

La pilule, ce poison !

Alors, quand on a une maladie telle que celle de Maylis, je pense que nous avons le droit d’appeler la pilule : un poison. Certes la pilule peut aider de nombreuses femmes qui sont atteintes de certaines maladies. Mais ici nous sommes face à un cas bien particulier et le cas de Maylis n’est pas isolé !

Régulièrement, nous recevons des messages nous mettant en garde sur le fait de bien nuancer nos propos et de ne pas oublier que la pilule peut aider certaines personnes, donc qu’il ne faut pas la diaboliser. Nous ne l’oublions pas ! En revanche, il serait aussi temps de prendre conscience que la prise de la pilule n’est pas anodine !

De manière générale lorsque nous prenons un médicament, nous savons pour quelle(s) raison(s) nous avalons ces comprimés. Nous ne connaissons pas toujours les risques. Mais nous savons que ces comprimés peuvent nous aider à guérir. Quand est-il de la pilule ? Que devons-nous guérir avec la prise d’un comprimé quotidien alors que nous sommes en bonne santé ? Notre fertilité n’est pas une maladie ! Et savons- nous réellement quels sont les effets secondaires à long terme ? Il s’agit par ailleurs d’une prise de conscience globale, sur la santé, sur l’environnement, sur les générations futures…

L’arrivée d’une nouvelle contraception

Ceci étant dit, parlons d’une issue positive à cette histoire à présent. Dans le témoignage de Maylis, nous sommes heureuses de voir qu’elle a trouvé une solution en se tournant vers la contraception naturelle. Cela convient également à son partenaire. C’est important de le préciser parce que vous savez l’importance que l’on souhaite redonner à l’homme dans la contraception.

Nous voyons la contraception naturelle comme « plus qu’une simple contraception ». C’est aussi un retour à soi, à ses cycles et à l’importance de les comprendre. Que ce soit pour nous ou pour notre couple, se sentir en paix avec soi et en confiance est primordial. La contraception naturelle peut t’aider sur ce chemin.

Comme nous l’avons précisé dans cet article, nous avons peur de ce que nous ne comprenons pas. Nous t’invitons donc vivement à découvrir la méthode de contraception à indices combinés, aussi appelé symptothermie. Dans un premier temps pour comprendre le fonctionnement de tes cycles menstruels et pour retrouver confiance en ton corps. Et dans un second temps, vous pourrez, ton partenaire et toi utiliser ces informations pour adapter votre sexualité en fonction. Pendant ta période fertile vous utilisez une méthode de contraception barrière type préservatif et pendant ta période infertile, vous pouvez avoir des rapports non protégés. Encore une fois, cette méthode est détaillé entièrement dans cet article !

L’instagram de Maylis pour discuter avec elle