Aujourd’hui, c’est au tour de Mélanie, 31 ans, de partager son témoignage. En 2005, elle commence à prendre la pilule pour réguler mais surtout “soulager” ses règles douloureuses. Elle a choisit de l’arrêtée en avril 2019 après des années à chercher la bonne : la pilule qui lui convenait réellement mais en vain. Dans ce témoignage elle partage son expérience de l’arrêt de la pilule avec l’endométriose.

L’endométriose, c’est quoi ?

C’est une maladie gynécologique inflammatoire chronique. Elle provoque des douleurs intenses dans le bas du ventre. La cause ? Des tissus qui présentent les mêmes caractéristiques que l’endomètre (qui épaissit durant le cycle) et qui se développent en dehors de l’utérus. Tout comme l’endomètre qui réagit en fonction des hormones, ces tissus vont provoquer de grosses douleurs et une réaction inflammatoire sur les organes sur lesquels ils sont présents.

Entre douleur, pilule et découverte de la maladie

Avec les années, je me suis rendue compte que les symptômes à chaque période de “règles” s’intensifiaient… En plus des douleurs abdominales depuis l’adolescence qui me pliaient en 2, se sont ajoutées des douleurs lombaires, des migraines, des spasmes intestinaux accompagnés de diarrhées fulgurantes pouvant même provoquer des pertes de conscience tellement la douleur était forte… Bref, j’ai décidé de changer de gynécologue et j’ai enfin pu parler (et me sentir écoutée!) de mes doutes d’endométriose, doutes qui ont été confirmé par ma nouvelle gynéco. Elle m’explique que ce sont les chutes d’hormones qui provoquent les symptômes, et donc qu’une pilule en continu est une très bonne solution pour me soulager. Lorsque j’évoque mes craintes sur le fait de “ne plus avoir du tout ses règles, c’est pas naturel si?” c’est là que je découvre le principe des “saignements de privation” pour ce que je pensais être mes véritables règles… Donc prise de cette nouvelle pilule en continu en juillet 2018 ! Je revis! Plus de douleurs et plus de saignements… que demander de plus?

Suite à la définition vue plus haut, on comprend donc pourquoi la pilule en continue pour les femmes atteintes d’endométriose peut les soulager. La pilule bloque les fluctuations hormonales.

Le retour des effets secondaires de la pilule

L’hiver arrive, la petite déprime saisonnière avec, mais au retour des beaux jours, statut quo… et en regardant un peu ces derniers mois passés, je me rends compte que ma libido est totalement inexistante, l’acné a pris possession de mes mâchoires et de ma poitrine/mon dos depuis l’automne, et surtout, cette apathie totale et générale!

Pour autant, les effets secondaires de ces hormones de synthèse ingérées avec la pilule sont quant à eux bien présents. Baisse de libido, moral au plus bas, dépression, apathie, voire même acné comme dans ce témoignage. Résultat, pour les femmes atteintes d’endométriose pour qui la pilule soulage les symptômes, le choix est d’autant plus compliqué.

La peur du retour des douleurs et les doutes sur la déprime

J’ai parlé de mes doutes avec ma mère notamment, sur le lien entre ma nouvelle pilule, et tous les symptômes cités juste avant. Ma mère, avec ma précédente dépression, était inquiète de me voir apathique et éteinte, sans aucune motivation pour rien. Elle doutait fortement du lien entre les 2 et préférait que j’aille plutôt voir de nouveau un psychologue pour faire le point. Mais j’avais ce sentiment que ce n’était pas la même chose, et je lui ai proposé de tester un arrêt de pilule, de quelques mois au pire, juste pour voir si c’était la cause ou non… Et si vraiment 3 mois après cet arrêt il n’y avait aucune amélioration, alors j’irais consulter. J’ai tout de même pris le temps de lire “J’arrête la pilule”, de rentrer dans un groupe facebook pour discuter de cet arrêt, et notamment des effets, comme le fameux rebond d’acné (auquel je n’ai pas échappé ^^) avant d’arrêter et de “constater”. La plus grosse crainte que j’avais avec cet arrêt, c’était le retour des symptomes de l’endo et du SPM…

On comprend donc bien le choix cornélien que Mélanie a du faire : sa santé mentale ou le soulagement vis à vis de la maladie..

Nouvelle contraception et endométriose

J’ai d’abord chercher des solutions naturelles pour atténuer et “maitriser” les symptomes liés à mon endométriose dont je redoutais le retour… C’est via mes lectures et le groupe de discussion sur les réseaux sociaux en ce sens que j’ai entendu parler de la symptothermie. Je me suis renseignée, j’ai lu le manuel et je me suis dit que je ne risquais rien à tenter l’expérience, ce n’était pas vraiment contraignant, et puis si je devais avoir des rapports durant le “rodage”, puisque je n’avais pas de partenaire, le préservatif serait de toute façon obligatoire!

Il est possible de soulager l’endométriose de manière naturelle. De nombreuses femmes y parviennent : Comme Iliarenon du site https://iliarenon.com/. C’est loin d’être la chose la plus simple puisqu’il faut aussi apprendre à vivre avec cette douleur. Tu peux, et nous te le conseillons vivement, te faire accompagner par un naturopathe pour t’aider à mieux apprivoiser cette maladie de façon naturelle.

Les effets négatifs de l’arrêt

Accentuation de l’acné hormonal, notamment sur la mâchoire. Retour en force du SPM et à chaque cycle, des menstruations un peu plus douloureuses à chaque fois, avec le retour progressif des symptômes dont j’ai parlé plus haut, notamment les douleurs abdominales et lombaires, de plus en plus fort, puis les spasmes intestinaux, associés aux fameuses diarrhées fulgurantes…

Pour l’aider dans sa transition, Mélanie nous cite différentes sources qui peuvent être utiles aux femmes qui sont dans le même cas qu’elle :

  • Le livre “J’arrête la pilule”
  • Le livre “Kiffe ton cycle”
  • Compte Insta de Peau Neuve, Dearlobbies et Bioténaturelle
  • Groupe Facebook : Endométriose – Gère TA douleur par l’alimentation

Une nouvelle routine pour soulager

Réduction du gluten et des produits laitiers. Changement total des mes produits d’hygiène et de beauté (dans une optique de zéro déchet et naturel). Nouvelle routine : démaquillage à l’huile de jojoba, et “crème visage” remplacée par un mélange gel d’aloe vera et huile d’avocat. En “traitement”, un gel anti acné proposé sur le blog de Peau Neuve, et d’un roll-on anti-cicatrice proposé sur le blog de Bioté Naturelle. Infusion de framboisier pour essayer d’atténuer les douleurs menstruelles, ainsi que de l’huile essentielle de basilic dilué dans une huile végétale en massage. J’envisage prochainement un suivi avec un naturopathe pour avoir des recommandations adaptées à ma situation.

Le suivi de cycle pour comprendre son corps

Oui absolument! J’arrive de mieux en mieux à sentir les variations de “phases”, ressentir et être à l’écoute de mon corps, accepter mon SPM et d’être au repos forcé ou à mi régime pendant 2/3 jours le temps que la tempête passe… Je me comprends beaucoup mieux. (Pour l’anecdote, il y a encore 4/5 ans, j’étais persuadée d’avoir très régulièrement la gastro…. maintenant, je sais que c’était “juste” des diarrhées liées à mon SPM et mes menstruations, et non un quelconque virus ^^)