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Sexe zéro déchet : Alternative zéro déchet au préservatif

Sexe zéro déchet : Alternative zéro déchet au préservatif Posted on 19 mai 2019Leave a comment

Dans plusieurs de nos articles, nous vantons les mérites du préservatif. Ou plutôt, nous tentons de dédiaboliser le port du préservatif, surtout dans le cas d’une relation longue. Cependant, nous avons reçu plusieurs remarques liées au préservatif qui nous semblent bon de mettre en avant et d’y répondre : “Comment utiliser le préservatif alors que je tente de réduire ma consommation de plastique ?”, “N’y a-t-il pas une alternative zéro déchet ?” ou encore “Cette utilisation unique me dérange”.

Déchets et contraception

En effet, ces remarques sont légitimes. Nos générations tendent à une consommation plus responsable, plus respectueuse de l’environnement. Et cela passe par une réflexion autour de la production de déchet. Se poser la question d’un sexe zéro déchet est donc tout à fait logique dans ce questionnement.

Une nouvelle excuse ?

Or, cela ne doit pas devenir une excuse pour continuer à prendre la pilule ou ne pas passer au préservatif (plus généralement). Pour le coup, disons le franchement, ce n’est pas logique.

Pour tout te dire, nous pensons que c’est prendre le problème à l’envers et continuer à se trouver des excuses pour ne pas l’utiliser. Alors oui, dis comme ça, ça semble assez agressif. Et ce n’est pas le cas, il ne faut pas le prendre de cette manière. Pour autant, nous n’allons pas passer par quatre chemins :

Il n’existe pas de méthode de contraception zéro déchet

Et c’est un fait. Peu importe la méthode de contraception que tu souhaites utiliser, tu créeras un déchet.

Trouver son équilibre

La question que tu devras surtout te poser (avec ton partenaire si tel est le cas) est plutôt ce que tu ne souhaites pas ou plus. Toutes les méthodes de contraception produisent un déchet ou plus généralement, pollue notre environnement. Le tout est toujours de trouver celle qui nous convient le mieux et qui est plus en accord avec nos convictions.

Pour t’aider dans cette réflexion, en particulier quant à la question de l’environnement, il faut faire le ratio entre la production d’un déchet et les risques encourus en absence de l’utilisation de celui-ci. Pour la majorité des personnes qui suivent Ma vie après, leur volonté est de ne plus prendre d’hormones pour leur santé mais aussi celle de nos rivières, sans pour autant s’exposer à une maladie sexuellement transmise ni à une grossesse. La solution dans les débuts est, dans ce cas-ci, le préservatif. Après quelques mois post-pilule, le temps que notre corps se remette petit à petit, la solution de la contraception naturelle peut être envisagée. Mais dans tous les cas, la période fertile nous obligera à utiliser une protection barrière.

Réfléchir sur le déchet en lui-même

Partons de cette volonté-là, nous comprenons bien que l’utilisation du préservatif, et donc d’un déchet à usage unique, est obligatoire si nous souhaitons continuer notre sexualité. Mais nous le savons bien, le déchet seul n’est rien.

Ce déchet représente bien plus que ce qu’il n’est. Le plus gros de la pollution provient de la production et de la destruction de ce déchet.

D’autres questions se posent donc. Comment est fabriqué mon condom ? Dans quelles conditions ? Par qui ? De quoi est composé un préservatif ?

Composition des préservatifs conventionnels

Alors, dans un premier temps, pour réfléchir sur les préservatifs et leur impact sur l’environnement, penchons-nous sur leur composition. Les préservatifs masculins sont classés comme dispositifs médicaux de classe IIb. Pour ces dispositifs, les fabricants ne sont pas dans l’obligation de fournir intégralement la liste INCI. On ne sait donc pas précisément en lisant les étiquettes, ce que contient réellement les préservatifs conventionnels.

Les composants nocifs de nos préservatifs

Pour autant, des analyses ont été faites pour mettre en avant certains ingrédients qui pourraient être nocifs dans les préservatifs conventionnels. Ainsi, elles ont mis en avant la présence de perturbateurs endocriniens dont le cyclotrisiloxane qui serait néfaste pour notre fertilité ou encore le polyuréthane qui nous offre un magnifique cocktail de phtalates.

On peut également retrouver des nitrosamines qui est un composant cancérigène et reprogènes. Ce composant peut être annulé grâce à l’ajout d’un produit non dangereux et peu coûteux. C’est un procédé que l’on retrouve beaucoup chez les marques de préservatifs naturels, par exemple. De ce fait, ces derniers n’en contiennent pas ou très peu.

La liste est non exhaustive, tu t’en doutes. Nous montrons simplement ici, que de nouveau, les composants chimiques et nocifs sont partout, particulièrement là où on ne veut pas qu’ils soient.

Ainsi, on comprend bien le problème. Ces composants toxiques sont en contact direct avec nos muqueuses (hommes comme femmes). Ils peuvent donc facilement pénétrer dans le système sanguin.

La fabrication des préservatifs

Autre élément à prendre en compte dans la réflexion autour de notre consommation est la façon dont notre produit est fabriqué. Parlons dans notre cas du préservatif.

Pour la majorité, les préservatifs sont faits en latex. Ce latex est issu d’une plante : le Caoutchouc. C’est donc une matière naturelle et, qui plus est, qui n’est pas dangereuse pour la survie de cette plante.

Mais comment est produit ce latex ? Et c’est là que, humainement, cela pose un réel problème. En effet, l’industrie du latex exploitent pour la plupart des enfants. Et pour ne rien gâcher, ils sont très mal payés et travaillent dans de très mauvaises conditions. De plus, pour extraire ce liquide (le latex) de la plante (le caoutchouc) cela demande des procédés chimiques. Les employés sont donc exposés de manière répétés à des produits chimiques.

Résoudre les problèmes liés aux préservatifs

Nous allons le répéter mais il n’existe pas de solution zéro déchet. Les capotes ne font pas partie de l’exception. Il est temps d’arrêter de trouver toutes les excuses possibles pour ne pas utiliser le préservatif. De plus, c’est bien la seule méthode de contraception qui te permet d’avoir une protection contre les MST. Il y a donc certaines limites d’hygiène, de santé, à ne pas dépasser. Le préservatif, c’est le combo gagnant entre les protections des maladies, la meilleure répartition des inconvénients d’une contraception dans le couple et le non-désir d’enfant.

Quelles solutions ?

Alors, comme vu précédemment, les préservatifs conventionnels posent des problèmes bien plus importants que la simple production du déchet en lui-même. Quelles solutions s’offrent à moi ? Bien heureusement pour nous, ils existent des condoms plus clean au niveau composition et plus éthique au niveau de leur production. Nous avons fait un article dédié aux préservatifs naturels qui pourraient t’aider à trouver une marque qui te convienne.

Toutefois, voici quelques marques de préservatifs vers lesquels tu pourrais te diriger :

Le cas du lubrifiant

On ne répètera jamais assez, l’utilisation d’un lubrifiant est impératif lors du port d’un préservatif. C’est la première cause de craquage du latex !

Préservatif = lubrifiant

Dans le cas d’une réflexion autour du zéro déchet avec le préservatif, la question du lubrifiant se pose. Quel lubrifiant utiliser dans le cas d’un réflexion zéro déchet ? Ou plus généralement, lors d’une réflexion sur notre santé ?

Composition des lubrifiants “classiques”

Tout comme pour les préservatifs classiques, la composition des lubrifiants conventionnels n’est pas très jolie ! En effet, ici encore, on retrouve du nonylphénol, des nanoparticules ou encore du paraben.

Les alternatives au lubrifiant conventionnel

De nouveau, il existe des alternatives au composition cracra. Nous en parlions déjà dans notre article sur les préservatifs naturels : des lubrifiants à base d’eau avec une bonne composition sont disponibles sur le marché. Voici quelques pistes :

Pour les fans de DIY, le site Slow Cosmétique vous propose une recette pour créer votre lubrifiant vous-même. Vous savez ce qu’il y a dedans !

ATTENTION : Ne JAMAIS utiliser d’huile (ou de lubrifiant à base d’huile) avec un préservatif. Les huiles rendent poreux et donc moins efficaces les préservatifs

Et pour s’essuyer ?

Et bien oui, il ne faut pas l’oublier ça. Il n’y a que dans les films où les partenaires se lèvent juste après l’acte, sans aucun souci. Dans la vraie vie, il est possible que tu es besoin de t’essuyer. Même si l’utilisation du préservatif limite les fuites. Et là, il te suffit d’utiliser des lingettes lavables, une serviette de bain ou encore un mouchoir lavable pour être le plus zéro déchet possible.

Alors oui, cela ne t’empêchera pas de créer un déchet. Dans le cas de la méthode des indices combinées, tu peux identifier la phase fertile est être abstinente à ce moment-là Mais pour l’identifier, il te faudra au minimum te procurer un thermomètre. À toi donc de voir ce que tu penses le mieux pour toi, en accord avec tes convictions et ta santé. Nous ne pouvons pas te conseiller une méthode plus qu’une autre. C’est à toi de faire ton propre choix.

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